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27 juin 09 - Le bâton de cèdre
Iras-tu dans le champ, sur la colline bleue contre le ciel,
ou, pensif,
t’assoiras-tu sur un banc au bord d’un ruisseau de forêt,
bien des choses dans la vie
en gros semblent sottise
devant la calme beauté de l’être.
C’est comme si rien ne se passait.
Immortels sont le monde et la nature.
Comme si on n’avait pas eu le temps de vivre.
Comme si manquaient au destin accompli
le jour clair,
le rayon sur la joue,
et le pressentiment d’une route lointaine,
peut-être, dans les forêts au-delà d’un village d’automne,
ou peut-être en soi.
Mikhaïl Vichniakov
Photo © Fred 2009
21 juin 09 - Père
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Si tu sais méditer, observer et connaître, Si tu peux rencontrer triomphe après défaite Tu seras un Homme, mon fils. Rudyard KIPLING
Il s’appelait Anthony et m’a fait découvrir ce texte de Monsieur Kipling lorsque j’étais très jeune.
Un hommage à celui à qui je n’ai pas eu le temps de dire que je l’aimais…
Muriel
16 juin 09 - Une vie de chien
Nous venons de recevoir le texte ci-dessous d’une amie. Il m’a bouleversée.
Parce que, pour une fois, j’ai vu les choses d’un autre point de vue que le mien, celui de l’animal. Vous voyez, parce que souvent on s’émeut par rapport à soi, à ce que l’on ressent, à ce qui fait mal à soi-même. Et on ne prend pas réellement en compte la souffrance de l’autre, on voit les choses à travers notre propre regard, sans essayer de les voir au travers de celui qui a mal.
Il ne s’agit pas d’humaniser l’animal, ce serait une erreur. Mais pour autant il ressent la joie, la souffrance…
Je ne veux pas faire de la sensiblerie, ni faire pleurer dans les chaumières pour qu’on s’apitoie sur le sort de l’animal, ni faire de parallèle avec l’humain (vous savez, la sempiternelle rengaine de « occupe-toi donc des hommes, les animaux c’est secondaire… », etc.).
Mais je suis en colère ! Parce que, pour qu’un homme soit digne, il faudrait qu’il respecte la vie, quelle qu’elle soit, et en l’occurrence, aussi, la dignité de la vie animale…
Muriel
![]() Le journal d'un chien
Semaine 1 : Ca fait aujourd'hui une semaine que je suis né. Quel bonheur d'être arrivé dans ce monde !
Mois 01 : Ma maman s'occupe très bien de moi. C'est une maman exemplaire.
Mois 02 : Aujourd'hui j'ai été séparé de maman. Elle était très inquiète et m'a dit adieu du regard. En espérant que ma nouvelle "famille humaine" s'occupera aussi bien de moi qu'elle l'a fait.
Mois 04 : J'ai grandi vite, tout m'attire et m'intéresse. Il y a plusieurs enfants à la maison, ils sont pour moi comme des "petits frères". Nous sommes très polissons, ils me tirent la queue et je les mords pour jouer.
Mois 05 : Aujourd'hui, ils m'ont disputé. Ma maîtresse m'a grondé parce que j'ai fait "pipi" à l'intérieur de la maison, mais ils ne m'ont jamais dit où je devais le faire. En plus je dors dans la réserve... et je ne me plaignais pas !
Mois 12 : Aujourd'hui j'ai eu un an. Je suis un chien adulte. Mes maîtres disent que j'ai grandi plus qu'ils ne le pensaient. Qu'est-ce qu'ils doivent être fiers de moi !
Mois 13 : Aujourd'hui, je me suis senti t ès mal. Mon "petit frère" m'a pris ma balle. Moi je ne lui prends jamais ses jouets. Alors je lui ai reprise. Mais mes mâchoires sont devenues fortes et je l'ai blessé sans le vouloir. Après la peur, ils m'ont enchaîné, je ne peux presque plus voir le soleil. Ils disent qu'ils vont me surveiller, que je suis un ingrat. Je ne comprends rien à ce qui se passe.
Mois 15 : Plus rien n'est pareil... je vis sur le balcon. Je me sens très seul, ma famille ne m'aime plus. Ils oublient parfois que j'ai faim et soif. Quand il pleut, je n'ai pas de toit pour m'abriter.
Mois 16 : Aujourd'hui, ils m'ont fait descendre du balcon. J'étais sûr que ma famille m'avait pardonné et j'étais si content que je sautais de joie. Ma queue bougeait dans tous les sens. En plus, ils m'emmènent avec eux pour une promenade. Nous avons pris la direction de la route et d'un coup, ils se sont arrêtés. Ils ont ouvert la porte et je suis descendu tout content, croyant que nous allions passer la journée à la campagne. Je ne comprends pas pourquoi ils ont fermé la porte et sont partis. "Ecoutez, attendez !" Vous... vous m'oubliez. J'ai couru derrière la voiture de toutes mes forces. Mon angoisse grandissait quand je me rendais compte que j'allais m'évanouir et qu'ils ne s'arrêtaient pas : ils m'avaient oublié.
Mois 17 : J'ai essayé en vain de retrouver le chemin pour rentrer à la maison. Je me sens et je suis perdu. Sur mon chemin, il y a des gens de cœur qui me regardent avec tristesse et me donnent un peu à manger. Je les remercie du regard et du fond du cœur. J'aimerais qu'ils m'adoptent et je leur serais loyal comme personne. Mais ils disent juste "pauvre petit chien", il a dû se perdre.
Mois 18 : L'autre jour, je suis passé devant une école et j'ai vu plein d'enfants et de jeunes comme mes "petits frères". Je me suis approché et un groupe, en riant, m'a lancé une pluie de pierres pour "voir qui visait le mieux". Une des pierres m'a abîmé l'œil et depuis je ne vois plus de celui-ci.
Mois 19 : Vous ne le croirez pas, mais les gens avaient plus pitié de moi quand j'étais plus joli. Maintenant je suis très maigre, mon aspect à changé. J'ai perdu mon œil et les gens me font partir à coup de balais quand j'essaie de me coucher dans un petit coin d'ombre.
Mois 20 : Je ne peux presque pas bouger. Aujourd'hui, en essayant de traverser la rue où circulent les voitures, je me suis fait renverser. Je pensais être dans un endroit sûr appelé fossé, mais je n'oublierai jamais le regard de satisfaction du conducteur qui a même fait un écart pour essayer de m'écraser. Si au moins il m'avait tué ! Mais il m'a éclaté la hanche. La douleur est terrible, mes pattes arrières ne réagissent plus et je me suis difficilement tiré vers un peu d'herbe au bord de la route.
Mois 21 : Cela fait dix jours que je passe sous le soleil, la pluie, sans manger. Je ne peux pas bouger. La douleur est insupportable. Je me sens très mal, je suis dans un lieu humide et on dirait même que mon poil tombe. Des gens passent, ils ne me voient même pas, d'autres disent "ne t'approche pas". Je suis presque inconscient, mais une force étrange m'a fait ouvrir les yeux... la douceur de sa voix m'a fait réagir. Elle disait "Pauvre petit chien, dans quel état ils t'ont laissé"... avec elle il y avait un monsieur en blouse blanche, il m'a touché et a dit "je regrette madame, mais ce chien ne peut plus être soigné, il vaut mieux arrêter ses souffrances". La gentille dame s'est mise à pleurer et a approuvé. Comme je le pouvais, j'ai bougé la queue et je l'ai regardé, la remerciant de m'aider à trouver enfin le repos.
Je n'ai senti que la piqûre de la seringue et je me suis endormi pour toujours en me demandant pourquoi j'étais né si personne ne me voulait.
Michel Tsagaris
6 juin 09 - BifurcationMon sourire est attaché à ton corpsEt le baiser de l'algue à la pierreA l'intérieur de mon âge je porte un enfant gai et bruyantIl n'y a que toi qui saches le faire sortir du coquillageComme l'escargot avec de fines voixParmi l'herbe il y aLes mains fraîches des fleurs qui se tendent vers moiMais il n'y a que ta voix qui soit fineComme ta main est fine comme le soir est impalpable comme le repos
Tristan TZARA (Bifurcation)
May 22 Balade à Genève"Demeurer immobile à écouter...
c'est la tranquillité de l'axe
au centre de la roue."
Charles Morgan
![]() ![]() ![]() April 29 Retour !Enfin tout fonctionne à nouveau : adls, téléphone...
Nous avions un peu l'impression d'être coupés du monde !
Ravis de vous retrouver, même si notre présence sur le blog est un peu plus épisodique.
En effet, ça prend du temps de s'occuper d'une Carla et de ses bêtises !
Quel fut son passé exact en Espagne, nous ne le savons pas...
Battue, c'est sûr : on ne peut toujours pas vraiment l'approcher, la toucher encore moins.
Maltraitée, c'est évident : on ne peut pas lui mettre de collier, donc pas de laisse
(ce qui veut dire pas de sortie à l'extérieur et nous vivons en appartement, donc vous imaginez...).
Pour le reste, elle a du en subir pour être si craintive de l'humain.
On n'imaginait pas que ce serait si difficile mais on l'a choisie et on assume !
En Espagne, elle n'avait aucun avenir et n'aurait jamais été adoptée.
Et pour ceux qui se demandent encore qui est Carla,
la voilà :
![]() Nos pensées amicales vont vers vous...
Muriel et Fred
March 27 Petites Pattes Oubliées
March 12 Mourka - Muriel
March 08 Gerlain sillage
Tu me souris, tu ne dis rien
Tu me souris, tu ne dis rien
© Fred 2007
February 28 Mourka : publication de mon premier livre de poésie![]() Imprimé : 85 pages, 14.81 cm x 20.99 cm, reliure dos carré collé
ISBN : 978-1-4092-6150-6
Propriétaire des droits : Muriel Derennes
Copyright : © Muriel Derennes (N° 3R3X192)
Pays : France
Edition : première édition
Photo couverture : © Frédéric Derennes
Contact : par message privé ou email sur ce lien
February 20 Facebook : danger !
Libération du 20 février 2009
Extrait de l'article de Christophe Alix
Alex Türk : "concernant Facebook, je suis extrêmement inquiet, affolé même"
December 21 Message personnelPlus le temps de vous rendre visite depuis un moment, alors en attendant de pouvoir revenir vous saluer individuellement, un message collectif pour vous souhaiter de douces heures d’ici la fin de l’année.
Chaleureuses pensées à : Ameor et Galaad, Annaëlle, Ann’Ick, Annick, Daniel, Danièle Fleur, Emma, Eve, Fou de Bassa, Houari, Jade, Jean-François, Jean-Jacques et Michelle, Jenny, Lia, Manou, Marie, Micha, Morgan, Muriel, Nicky, Paco, Rebecca, Rejanie, Thierry, Triskel, Véro.
November 22 Si j'étais...Baiser timide Pensée inavouée
Baiser tendre Délicate douceur Baiser multicolore
Baiser plaisir
Baiser désir
Baiser coquin Confins voluptueux
Baiser d'amour
© Mourka
November 13 Pour Lilou et PY, pensées positivesIl y a toujours Paul Eluard, extrait
November 09 Blogosphère
Tu m’invites ils cohabitent je l’évite Somme toute on se précipite
Tu gravites ils se citent je m’agite Finalement on s’irrite
Tu butines ils s’agglutinent je lutine A la fin on patine
Tu m’enlaces ils nous tracent je m’agace En définitive on s’efface
© Mourka
Petite précision car la dernière phrase a été mal comprise par certains.
"On s'efface" ne veut pas dire que l'on part,
mais simplement que l'on s'efface mutuellement comme sur un tableau noir !
Mais, apparemment, personne ne comprend ce que je voulais dire vraiment...
Ne vous torturez pas, ce n'est pas grave, sourire...
Mourka
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