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    November 07

    14 août 09 - Sérénité au bord du Léman

     

     

    Corsier1

     

     

     

     

     

    Corsier2

     

     

     

    27 juin 09 - Le bâton de cèdre

     

                                                   Iras-tu dans le champ, sur la colline bleue contre le ciel,
                                                   ou, pensif,
                                                   t’assoiras-tu sur un banc au bord d’un ruisseau de forêt,
                                                   bien des choses dans la vie
                                                   en gros semblent sottise
                                                   devant la calme beauté de l’être.
                                                   C’est comme si rien ne se passait.
                                                   Immortels sont le monde et la nature.
                                                   Comme si on n’avait pas eu le temps de vivre.
                                                   Comme si manquaient au destin accompli
                                                   le jour clair,
                                                   le rayon sur la joue,
                                                   et le pressentiment d’une route lointaine,
                                                   peut-être, dans les forêts au-delà d’un village d’automne,
                                                   ou peut-être en soi.
     
                                                   Mikhaïl  Vichniakov
     
     

    Moineau

      Photo © Fred 2009

     

    Baton de cèdre

    21 juin 09 - Père

     

    Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
    Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
    Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
    Sans un geste et sans un soupir,
    Si tu peux être amant sans être fou d’amour ;
    Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
    Et , te sentant haï, sans haïr à ton tour,
    Pourtant lutter et te défendre ;

    Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
    Travesties par des gueux pour exciter des sots,
    Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
    Sans mentir toi-même d’un mot ;
    Si tu peux rester digne en étant populaire,
    Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois
    Et si tu peux aimer tous tes amis en frères,
    Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

    Si tu sais méditer, observer et connaître,
    Sans jamais devenir sceptique ou destructeur
    Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître,
    Penser, sans n’être qu’un penseur ;
    Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
    Si tu peux être brave et jamais imprudent,
    Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
    Sans être moral ni pédant ;

    Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
    Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
    Si tu peux conserver ton courage et ta tête
    Quand tous les autres les perdront ;
    Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
    Seront à tout jamais tes esclaves soumis
    Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,

    Tu seras un Homme, mon fils.

    Rudyard KIPLING

     

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    Il s’appelait Anthony et m’a fait découvrir ce texte de Monsieur Kipling lorsque j’étais très jeune.
    Un hommage à celui à qui je n’ai pas eu le temps de dire que je l’aimais…
     
    Muriel
     
     

    16 juin 09 - Une vie de chien

     
    Nous venons de recevoir le texte ci-dessous d’une amie. Il m’a bouleversée.
     
    Parce que, pour une fois, j’ai vu les choses d’un autre point de vue que le mien, celui de l’animal. Vous voyez, parce que souvent on s’émeut par rapport à soi, à ce que l’on ressent, à ce qui fait mal à soi-même. Et on ne prend pas réellement en compte la souffrance de l’autre, on voit les choses à travers notre propre regard, sans essayer de les voir au travers de celui qui a mal.
     
    Il ne s’agit pas d’humaniser l’animal, ce serait une erreur. Mais pour autant il ressent la joie, la souffrance…
     
    Je ne veux pas faire de la sensiblerie, ni faire pleurer dans les chaumières pour qu’on s’apitoie sur le sort de l’animal, ni faire de parallèle avec l’humain (vous savez, la sempiternelle rengaine de « occupe-toi donc des hommes, les animaux c’est secondaire… », etc.).
     
    Mais je suis en colère ! Parce que, pour qu’un homme soit digne, il faudrait qu’il respecte la vie, quelle qu’elle soit, et en l’occurrence, aussi, la dignité de la vie animale…
     
    Muriel
     
     
     
     
    Le journal d'un chien
     
    Semaine 1 : Ca fait aujourd'hui une semaine que je suis né. Quel bonheur d'être arrivé dans ce monde !
     
    Mois 01 : Ma maman s'occupe très bien de moi. C'est une maman exemplaire.
     
    Mois 02 : Aujourd'hui j'ai été séparé de maman. Elle était très inquiète et m'a dit adieu du regard. En espérant que ma nouvelle "famille humaine" s'occupera aussi bien de moi qu'elle l'a fait.
     
    Mois 04 : J'ai grandi vite, tout m'attire et m'intéresse. Il y a plusieurs enfants à la maison, ils sont pour moi comme des "petits frères". Nous sommes très polissons, ils me tirent la queue et je les mords pour jouer.
     
    Mois 05 : Aujourd'hui, ils m'ont disputé. Ma maîtresse m'a grondé parce que j'ai fait "pipi" à l'intérieur de la maison, mais ils ne m'ont jamais dit où je devais le faire. En plus je dors dans la réserve... et je ne me plaignais pas !
     
    Mois 12 : Aujourd'hui j'ai eu un an. Je suis un chien adulte. Mes maîtres disent que j'ai grandi plus qu'ils ne le pensaient. Qu'est-ce qu'ils doivent être fiers de moi !
     
    Mois 13 : Aujourd'hui, je me suis senti t ès mal. Mon "petit frère" m'a pris ma balle. Moi je ne lui prends jamais ses jouets. Alors je lui ai reprise. Mais mes mâchoires sont devenues fortes et je l'ai blessé sans le vouloir. Après la peur, ils m'ont enchaîné, je ne peux presque plus voir le soleil. Ils disent qu'ils vont me surveiller, que je suis un ingrat. Je ne comprends rien à ce qui se passe.
     
    Mois 15 : Plus rien n'est pareil... je vis sur le balcon. Je me sens très seul, ma famille ne m'aime plus. Ils oublient parfois que j'ai faim et soif. Quand il pleut, je n'ai pas de toit pour m'abriter.
     
    Mois 16 : Aujourd'hui, ils m'ont fait descendre du balcon. J'étais sûr que ma famille m'avait pardonné et j'étais si content que je sautais de joie. Ma queue bougeait dans tous les sens. En plus, ils m'emmènent avec eux pour une promenade. Nous avons pris la direction de la route et d'un coup, ils se sont arrêtés. Ils ont ouvert la porte et je suis descendu tout content, croyant que nous allions passer la journée à la campagne. Je ne comprends pas pourquoi ils ont fermé la porte et sont partis. "Ecoutez, attendez !" Vous... vous m'oubliez. J'ai couru derrière la voiture de toutes mes forces. Mon angoisse grandissait quand je me rendais compte que j'allais m'évanouir et qu'ils ne s'arrêtaient pas : ils m'avaient oublié.
     
    Mois 17 : J'ai essayé en vain de retrouver le chemin pour rentrer à la maison. Je me sens et je suis perdu. Sur mon chemin, il y a des gens de cœur qui me regardent avec tristesse et me donnent un peu à manger. Je les remercie du regard et du fond du cœur. J'aimerais qu'ils m'adoptent et je leur serais loyal comme personne. Mais ils disent juste "pauvre petit chien", il a dû se perdre.
     
    Mois 18 : L'autre jour, je suis passé devant une école et j'ai vu plein d'enfants et de jeunes comme mes "petits frères". Je me suis approché et un groupe, en riant, m'a lancé une pluie de pierres pour "voir qui visait le mieux". Une des pierres m'a abîmé l'œil et depuis je ne vois plus de celui-ci.
     
    Mois 19 : Vous ne le croirez pas, mais les gens avaient plus pitié de moi quand j'étais plus joli. Maintenant je suis très maigre, mon aspect à changé. J'ai perdu mon œil et les gens me font partir à coup de balais quand j'essaie de me coucher dans un petit coin d'ombre.
    Mois 20 : Je ne peux presque pas bouger. Aujourd'hui, en essayant de traverser la rue où circulent les voitures, je me suis fait renverser. Je pensais être dans un endroit sûr appelé fossé, mais je n'oublierai jamais le regard de satisfaction du conducteur qui a même fait un écart pour essayer de m'écraser. Si au moins il m'avait tué ! Mais il m'a éclaté la hanche. La douleur est terrible, mes pattes arrières ne réagissent plus et je me suis difficilement tiré vers un peu d'herbe au bord de la route.
     
    Mois 21 : Cela fait dix jours que je passe sous le soleil, la pluie, sans manger. Je ne peux pas bouger. La douleur est insupportable. Je me sens très mal, je suis dans un lieu humide et on dirait même que mon poil tombe. Des gens passent, ils ne me voient même pas, d'autres disent "ne t'approche pas". Je suis presque inconscient, mais une force étrange m'a fait ouvrir les yeux... la douceur de sa voix m'a fait réagir. Elle disait "Pauvre petit chien, dans quel état ils t'ont laissé"... avec elle il y avait un monsieur en blouse blanche, il m'a touché et a dit "je regrette madame, mais ce chien ne peut plus être soigné, il vaut mieux arrêter ses souffrances". La gentille dame s'est mise à pleurer et a approuvé. Comme je le pouvais, j'ai bougé la queue et je l'ai regardé, la remerciant de m'aider à trouver enfin le repos.
    Je n'ai senti que la piqûre de la seringue et je me suis endormi pour toujours en me demandant pourquoi j'étais né si personne ne me voulait.
     
    Michel Tsagaris
     
     

    6 juin 09 - Bifurcation

    
    

     

    Mon sourire est attaché à ton corps

    Et le baiser de l'algue à la pierre

    A l'intérieur de mon âge je porte un enfant gai et bruyant

    Il n'y a que toi qui saches le faire sortir du coquillage

    Comme l'escargot avec de fines voix

    Parmi l'herbe il y a

    Les mains fraîches des fleurs qui se tendent vers moi

    Mais il n'y a que ta voix qui soit fine

    Comme ta main est fine comme le soir est impalpable comme le repos

     

    Tristan TZARA (Bifurcation)

     

    rose2009

    May 22

    Balade à Genève

     
    "Demeurer immobile à écouter...
    c'est la tranquillité de l'axe
    au centre de la roue."
     
     
    Charles Morgan
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    April 29

    Retour !

     
    Enfin tout fonctionne à nouveau : adls, téléphone...
    Nous avions un peu l'impression d'être coupés du monde !
     
    Ravis de vous retrouver, même si notre présence sur le blog est un peu plus épisodique.
    En effet, ça prend du temps de s'occuper d'une Carla et de ses bêtises !
     
    Quel fut son passé exact en Espagne, nous ne le savons pas...
    Battue, c'est sûr : on ne peut toujours pas vraiment l'approcher, la toucher encore moins.
    Maltraitée, c'est évident : on ne peut pas lui mettre de collier, donc pas de laisse
    (ce qui veut dire pas de sortie à l'extérieur et nous vivons en appartement, donc vous imaginez...).
    Pour le reste, elle a du en subir pour être si craintive de l'humain.
     
    On n'imaginait pas que ce serait si difficile mais on l'a choisie et on assume !
    En Espagne, elle n'avait aucun avenir et n'aurait jamais été adoptée.
     
    Et pour ceux qui se demandent encore qui est Carla,
    la voilà :
     
     
     
    Nos pensées amicales vont vers vous...
     
     
     
    Muriel et Fred
     
     
    March 27

    Petites Pattes Oubliées

     

    Nous avons découvert, via le blog de Paco (merci), une association fabuleuse d'aide aux chiens d'Espagne : les Petites Pattes Oubliées.

     

    Des bénévoles incroyables qui se relaient pour une action sur le terrain, dépensant leur temps sans compter (pas que leur temps d'ailleurs...). Oeuvrant au départ pour l'amélioration de la situation des chiens en Espagne (aide aux protecteurs d'animaux sur place, interventions de stérilisation/castration pour éviter la reproduction de ces pauvres animaux malheureux, information de la population locale), les Petites Pattes Oubliées proposent aussi des chiens à l'adoption en Espagne, en Belgique, en Suisse et en France.

     

    Certains m'ont demandé pourquoi s'intéresser aux chiens en Espagne alors qu'il y en a plein dans les refuges en France. Je croix qu'il n'y a qu'à lire les lignes ci-dessous, extraites du site de l'association, pour comprendre...

     

    Quant à ceux qui disent bêtement qu'on n'a pas besoin de s'occuper des animaux alors qu'il y a tant d'humains malheureux, je leur réponds que l'un n'empêche pas l'autre ! Et je leur rappelle ce qu'a dit Gandhi :

     

    "On peut juger de la grandeur d'une nation et de son progrès moral par la façon dont les animaux y sont traités".

     

     

    _____________________________

     

     

    << En Espagne, les chiens errants, les chiens que les propriétaires ne veulent pas ou plus, sont emmenés dans une tuerie (parrera). Ils n'ont pas ou très peu de chances d'en ressortir : mis dans des chambres à gaz ou brûlés, on s'en débarrasse.

     

    Et puis il y a les galgos, ce sont les plus malheureux d'entre les chiens malheureux en Espagne.

     

       

    Les "bons" chiens, selon les galgueros (leurs propriétaires), auront la chance d'être pendus pour une mort rapide, parce que la tradition le veut ainsi. Mais lorsqu'un galguero décide que son chien n'a pas bien accompli son travail, pour laver son soi-disant honneur au nom de la soi-disant tradition, il va trouver sans cesse de nouvelles méthodes de tortures.

     

    Imaginez une parrera : vous rentrez dans un grand entrepôt comme ceux où l'on stocke des pièces de voitures ou des légumes. Le plafond est très haut, très sombre, et il y a du béton du sol jusqu'au plafond. Ce n'est pas l'endroit ou des animaux devraient vivre et surtout pas des animaux abandonnés, stressé, battus. Mais c'est exactement dans cet endroit que les vies de ses animaux se terminent : des chiens amenés ici par la protection officielle des animaux d'Espagne !

     

    Les box à droite sont saturés de chiens de petites tailles, à gauche les enclos avec les grands chiens. Personne ne sépare les femelles des mâles, les chiens adultes des chiots. Dans ces box, il n'y a pas de couvertures, les chiens ne sont pas soignés, on ne le caresse pas, on ne les promène jamais. mais le plus grand crime est que personne ne se soucie de leur santé : pas de vétérinaires, pas de médicaments. Rien ! Si un chien tombe malade, ils tombent tous malades. Il n'y a plus d'espoir ni de pitié, que du gaz ! 

       

    En plus, il y a tous ces chiens jetés tout simplement par-dessus les grilles du refuge en Espagne et les chiens sauvés en dernière minutes parce que les propriétaires veulent s'en débarrasser. Jetés dans une poubelle, jetés dans un sac noué dans un fleuve, abandonnés dans un puis avec leurs petits... Tous ses chiens que les partenaires du refuge de Cuenca sauvent et soignent pour leur donner la chance de vivre tout simplement.

     

    Comprenez-maintenant pourquoi nous aidons les chiens de l'ancienne Perrera de Cuenca ? Nous y mettons tout notre coeur ! Et vous ? Pouvons nous compter sur vous ? >>

     

    Brigitte et son équipe des Petites Pattes Oubliées

     

     

     

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    Alors comment les aider ?

    - en envoyant un don,

    - en devenant membre de l'association,

    - en parrainant un animal,

    - en devenant famille d'accueil,

    - en adoptant...

     

     

    Pour les visiter : http://www.4pattesoubliees.com/

     

     

    _____________________________

     

     

    Si vous creusez le sujet, vous serez étonnés et horrifiés de ce qu'un pays peut infliger à des animaux.

    Il y a d'autres sites qui en parlent, des pétitions qui circulent...

     

    Comment rester insensibles et immobiles ?

     

     

    Muriel

     

     

     

      

    March 12

    Mourka - Muriel

     

    Quand j'ai ouvert mon premier blog en 2005, j'ai tout naturellement pris "Mourka" comme pseudonyme. C'est ainsi que m'appelait ma grand-mère russe, ma babouchka, et mes origines slaves, j'y tiens...

     

    Mourka, c'est le pseudo de toute une époque où j'écrivais mes blessures et mon mal-être, une époque où j'ai noué de bien jolis liens toujours présents, une époque où je me cherchais et aspirais à... ce bonheur trouvé et partagé aujourd'hui avec l'homme que j'aime.

     

    Alors, il est temps de dire au revoir à Mourka, symbole d'un autre temps, et d'être Muriel, tout simplement.

     

      Muriel

     

     

    PS : Cela dit, nulle obligation, je sais que certains continueront à m'appeler affectueusement Mourka (finalement, je suis un peu des deux, surtout ici, sourire...).

     

    March 08

    Gerlain sillage

     

    Tu me souris, tu ne dis rien
    et ton silence se fait satin
    Tes yeux parlent pour toi,
    tu me serres tout contre toi...


    Tu me souris, tu ne dis rien
    j’entends ton coeur contre le mien,
    je sens ton souffle dans mon cou
    cela me trouble, je l’avoue
    mais je ne dis rien...

     

    Tu me souris, tu ne dis rien
    tes doigts s’entrelacent dans les miens
    puis doucement tu chantes pour moi
    que ton coeur m’appartient...


    Je souris, mais je ne dis rien
    mais à mon tour je chante pour toi
    en plongeant mon regard dans le tien
    un texte qui dit, je n’aime que toi
    tu me souris, tu ne dis rien...

     

    © Fred 2007

     

    February 28

    Mourka : publication de mon premier livre de poésie

     
     
     
     
     
    Imprimé : 85 pages, 14.81 cm x 20.99 cm, reliure dos carré collé
    ISBN : 978-1-4092-6150-6
    Propriétaire des droits : Muriel Derennes
    Pays : France
    Edition : première édition
    Photo couverture : © Frédéric Derennes
     
     
     
    Contact : par message privé ou email sur ce lien
     
     
     
     
    February 20

    Facebook : danger !

     

    Libération du 20 février 2009

     

     

    Extrait de l'article de Christophe Alix

     

    Alex Türk : "concernant Facebook, je suis extrêmement inquiet, affolé même"

     

     

    Alex Türk, le président de la CNIL, la Commission nationale de l’informatique et des libertés réagit à la nouvelle affaire Facebook qui entendait s’arroger un droit de propriété à vie des données des internautes, y compris des années après avoir quitté le réseau social. Ce sénateur du Nord (divers droite), maître de conférence de droit public, dit son pessimisme devant le peu de considération des acteurs de l’Internet pour la protection et l’intégrité des données personnelles.

     

    Quelle est votre réaction lorsque vous entendez qu’un réseau social fréquenté quotidiennement ou presque par 175 millions d’utilisateurs déclare que les données publiées seront désormais sa propriété à vie ?
    Je suis extrêmement inquiet, affolé même. Il faut que les jeunes qui utilisent ces réseaux sociaux comme Facebook comprennent qu’il n’y a aujourd’hui aucune garantie de maîtrise des informations qu’ils mettent à disposition sur ces sites, aucune protection juridique d’aucune sorte. Licence ou pas, ma première réaction est de recommander à tout le monde la plus grande attention.

     

    Que peut-on faire de plus ?
    Si l’on va plus loin, ce qui est notre rôle à la CNIL, il faut s’attaquer à ces questions sous l’angle juridique. Et le problème, c’est qu’il y a un fossé abyssal aujourd’hui entre la conception américaine des données personnelles qui sont pour eux des données purement commerciales et la conception européenne où il s’agit d’attributs de nos personnalités. Chez eux, on fait du "profiling", on ne fixe pas de durée ou de limite à l’exploitation de ces données ou à leur propriété.

     

    Quels sont les domaines où l’absence de contrôle et de protection des données personnelles ont les conséquences les plus dommageables ?
    Depuis quelques semaines, nous sommes submergés par les affaires liées aux problèmes de recrutement. Les recruteurs, et comment pourrait-on leur en vouloir à part sur un plan strictement éthique, utilisent de manière systématique les moteurs de recherche et les réseaux sociaux pour pister leurs candidats à un emploi. Le CV devient quelque chose de complètement accessoire. Or, ce que l’on a fait à 20 ans ne doit pas vous gêner dix ans plus tard lorsque vous cherchez un boulot, alors même que vous avez changé, évolué. C’est ce que j’appelle la menace de la dilatation du présent numérique, une véritable bombe à retardement dont on commence à peine à prendre conscience.

     

    Chacun en somme doit avoir le droit à un oubli numérique...
    Mais c’est la loi en Europe, pas un concept philosophique ! La maîtrise des informations publiées dépend de vous ou de vos amis mais pas leur durée de conservation qui dépend des sites. C’est pourquoi nous avons des discussions avec les moteurs de recherche pour les amener à réduire cette durée.

     

    Ce phénomène n’est-il pas accentué par la gratuité quasi-généralisée de tous ces sites qui n’ont d’autre moyen, pour rentabiliser leurs activités, que d’exploiter de manière systématique et parfois abusive ces données personnelles ?
    C’est très révélateur, on parle toujours d’utilisateurs sur ces sites, ou de membres, jamais de clients. Et à la différence du droit commercial classique, les choses ne sont pas claires du tout alors que l’on est dans un échange quasi-contractuel. Vous me donnez vos données personnelles, vous acceptez que je puisse les commercialiser et en échange vous ne me devez rien pour accéder au service ! Les acteurs de l’Internet jouent aujourd’hui sur cette ambigüité et c’est malsain. Il faut d’urgence inventer les nouveaux concepts juridiques qui permettront de clarifier cette situation, de définir un droit de l’internaute. Mais je le répète : ce que je vois aujourd’hui ne me pousse pas du tout à l’optimisme.
     
     

    December 28

    Genève déco aérienne

     
     
    Juste pour le coup d'oeil
     
     
    Fred
     
    December 21

    Message personnel

     
     
     

    Plus le temps de vous rendre visite depuis un moment,

    alors en attendant de pouvoir revenir vous saluer individuellement,

    un message collectif pour vous souhaiter de douces heures d’ici la fin de l’année.

     

    Chaleureuses pensées à :

    Ameor et Galaad, Annaëlle, Ann’Ick, Annick, Daniel, Danièle Fleur,

    Emma, Eve, Fou de Bassa, Houari, Jade, Jean-François,

    Jean-Jacques et Michelle, Jenny, Lia, Manou, Marie, Micha, Morgan,

    Muriel, Nicky, Paco, Rebecca, Rejanie, Thierry, Triskel, Véro.

     

       

    November 22

    Si j'étais...

     
     

    Baiser timide
    Tes paupières effleurerais

    Pensée inavouée

     

    Baiser tendre
    Sur ta tempe me poserais

    Délicate douceur

    Baiser multicolore
    Tes sens iriserais
    Rêves colorés

     

    Baiser plaisir
    Sur ton cou glisserais
    Gourmandise sucrée

     

    Baiser désir
    Sur ta peau vibrerais
    La de ton diapason

     

    Baiser coquin
    Te humerais, te goûterais

    Confins voluptueux

     

    Baiser d'amour
    Nos lèvres joindrais
    Infinie communion

     

     

    © Mourka

     

     

    November 13

    Pour Lilou et PY, pensées positives


    Il y a toujours
    puisque je le dis
    puisque je l'affirme
    au bout du chagrin
    une fenêtre ouverte
    une fenêtre éclairée

     
     
     
    Paul Eluard, extrait
     
    November 09

    Blogosphère

     

    Tu m’invites ils cohabitent je l’évite

    Somme toute on se précipite

     

    Tu gravites ils se citent je m’agite

    Finalement on s’irrite

     

    Tu butines ils s’agglutinent je lutine

    A la fin on patine

     

    Tu m’enlaces ils nous tracent je m’agace

    En définitive on s’efface

     

     

     

    © Mourka

     

       

     
    Petite précision car la dernière phrase a été mal comprise par certains.
    "On s'efface" ne veut pas dire que l'on part,
    mais simplement que l'on s'efface mutuellement comme sur un tableau noir !
    Mais, apparemment, personne ne comprend ce que je voulais dire vraiment...
    Ne vous torturez pas, ce n'est pas grave, sourire...
     Mourka