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    February 27

    Au fil des mots

     
    Une fois écrits, les mots ne nous appartiennent plus.
    Ils peuvent toucher par leur profondeur, troubler par leur intensité.
    Ils peuvent amuser par leur naïveté, agacer par leur impertinence.
    Pourvu qu’ils ne laissent pas indifférents…
    Nos mots s’incarnent et nous quittent…
     
    Qu’importe, s’ils ont reflété un instant l’état d’âme de notre plume.
    Qu’importe, s’ils ont éveillé un écho, une émotion quelle qu’elle soit.
    Ils ont leur propre vie, nos mots…
     
    Ils jouent avec nos sentiments, les contournent, les triture, les avoue.
    Ils se dévoilent avec pudeur ou s’affichent avec fierté.
    Ils rejoignent d’autres mots, les abordent et les courtisent.
    Ils se mêlent alors…
    Ils s’affrontent, se rejettent ou se complicent, se comprennent ou se mutilent…
     
    Qu’importe, s’ils ont reflété un instant l’état d’âme de notre plume.
    Qu’importe, s’ils ont éveillé un écho, une émotion quelle qu’elle soit.
    Ils ont leur propre vie, nos mots…
     

    © Mourka

     

     

     

    February 14

    Pour mon Valentin

     
     
     
    Je t'aime pour tous ces mots
    Qui m’enlacent tels des inédits
    Timides comme des sanglots
    Forts des aveux sans dédits
     
     
    Je t'aime pour ce regard velours
    Toujours tendre et attentionné
    Vibrant présent, ode à toujours
    Ton lac à mon cœur abandonné
     
     
    Je t'aime pour le don de tes mains
    Vibrations sur ma peau caressée
    Graciles liens vers nos lendemains
    Généreuse tendresse empressée
     
     
    Je t'aime pour l'odeur de ta peau
    Délicieuse portée, clef de senteur
    Qui fait de la mienne le drapeau
    De ton fier rêve de compositeur
     
     
    Je t'aime pour toutes les couleurs
    Dont chaque jour tu peins ma vie
    Dessinant des offrandes-saveurs
    Irisant le prisme de notre envie
     
     
    Je t'aime pour la fraîcheur de ton rire
    Qui ponctue tranquille tes émotions
    Eclat ciselé répondant à mon sourire
    Diapason de toutes mes sensations
     
     
    Je t’aime aussi pour le silence
    Qui exprime dans sa pureté
    Tout ce qui fait notre essence
    Sage gardien de la volupté
     
     
    Je t’aime toi mon cœur, ma tendresse
    Joyeuse et fière de ce lien d’exception
    Qui nous emplit de passion sans cesse
    Pierre de notre plus belle construction
     
     
    © Mourka
     
     
     
     
    February 06

    Fumée d'humour

     
     
    Voilà, la décision fut difficile à prendre
    Mais nous nous sommes rendus à l'évidence
    Nos libertés s'étiolant comme fumée de gitane
     
    Ne pouvant plus nous en griller une dans un café
    Pour accompagner notre petit noir
    La cibiche étant proscrite partout
     
    Le fumeur dévisagé souvent comme un sous citoyen
    Sera bientôt classé dans les parias
    Nous avons, Mourka et moi, pris une décision importante
     
    Cet espace militant est un espace fumeur
     Dieu ne nous jugera pas, comme chacun le sait,
    Dieu est un fumeur de havanes
     
    Bienvenue aux blondes, aux brunes
    Et aux rousses (pardon Eve...)
     
     
     
    PS : Comme nous sommes dans l'humour, les non fumeurs sont admis
     
     
    © Le Chat
     
     
    February 03

    Il a suffit

     

    Il suffisait tout simplement d’accepter

    De lui ouvrir son cœur pour exister

    Oser par le bonheur se laisser tenter

     

    Il suffisait de décider de vivre

    Sans faire semblant de suivre

    Décider d’être une femme libre

     

    Il suffisait simplement de vouloir

    Pour regarder le ciel et y croire

    Dans son envol y sentir l'espoir

     

    Il suffisait simplement de regarder

    Pour vraiment voir, ne pas s'attarder

    D'une illusion ne pas se contenter

     

    Il suffisait simplement d'apprendre

    Etre sage sans vouloir tout prendre

    Et sans s’imaginer tout comprendre

     

    Il suffisait simplement de connaître

    Pour ici l'instant et savoir renaître

    Et de tout cela savoir se repaître

     

    Il suffisait simplement de dire

    Pour entre les signes juste lire

    La beauté des choses et en rire

     

    Il suffisait simplement d'avoir une âme

    Pour en faire jaillir une douce flamme

    Comme une bougie déguisée en femme

     

    Il suffisait simplement d'avoir un coeur

    Pour distribuer tout autour du bonheur

    Et avec sa lumière enlever toute peur

     

    Il suffisait que nous ouvrions grand nos mains

    Pour y creuser la source de nos lendemains

     
     

    © Mourka