October 31
Il suffit de croiser son regard avec celui d’un chat
pour mesurer la profondeur des énigmes
que chaque paillette de ses yeux
pose aux braves humains que nous sommes.
Jacques Laurent

Photo de "notre" Valy prise par Frédéric
October 27
Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité
et ils ne voient la nécessité que dans la crise.
Jean Monnet
Le siècle est fou
Fou de lâcheté
De démissions
De mensonges
D'impostures et de laideur
Et ce qu'on appelle "crise de civilisations"
N'est en vérité
Que le refus apeuré de toute hauteur
Jean Cau
October 20
On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive.
Il s’agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie.
Ne l’oublions pas : souris au monde et le monde te sourira.
Soeur Emmanuelle
October 16
Plus de bruit encore que les sifflets du stade. Entre désarroi, surenchère et vilains petits calculs, la classe politique tout entière s’est déchaînée hier avec l’affaire de la Marseillaise. Dès la fin du match, la course à la légitime indignation a démarré entre le PS et l’UMP à coup de communiqués et de rodomontades. Mais au petit jour, c’est l’exécutif qui, dans la plus grande précipitation, a cherché à montrer qu’il avait les moyens d’agir. Surfant sur le choc provoqué dans l’opinion par les sifflets du Stade de France, François Fillon a regretté que le match n’ait pas été interrompu. Jugeant l’attitude des spectateurs «insultante pour la France», il a souhaité, sur RTL, que «ceux qui veulent siffler un hymne national soient privés du match auxquels ils sont venus assister». Une heure plus tard, l’Elysée dégainait un communiqué dans lequel le chef de l’Etat qualifiait les «incidents» de la veille de «scandaleux» et convoquait, pour 13 heures, le président de la Fédération française de football (FFF), Jean-Pierre Escalettes. Dès lors, chacun pouvait se lâcher. Le secrétaire d’Etat aux Sports, Bernard Laporte, ouvre le feu sur RMC : «On ne va pas donner sans arrêt le bâton pour se faire battre. Ça, on n’a plus envie de le revivre, plus de match contre l’Algérie, le Maroc, la Tunisie au Stade de France.» En clair, la fin des rencontres contre les équipes du Maghreb, sauf pour des motifs sportifs… mais «il faut les jouer chez eux ou alors en province», assène Laporte. Des propos jugés «honteux» par le porte-parole du PS, Julien Dray. A la sortie de la réunion à l’Elysée, Roselyne Bachelot, ministre des Sports, tient sa bombinette : désormais tout match avant lequel la Marseillaise serait sifflée devrait «immédiatement interrompu». Les ministres présents quitteront le stade et les matchs amicaux avec le pays concerné suspendus.
Remboursement. Dans son sillage, le président de la FFF fait observer qu’annuler des matchs avec des dizaines de milliers de spectateurs nécessiterait des «garanties sécuritaires». Et Escalettes de raconter : «Le Président a dit : "L’Etat assumera".» Outre les problèmes de maintien de l’ordre à très hauts risques que cela induirait, la simple question du remboursement des billets (aux siffleurs aussi ?) ou des droits TV n’est pas bordée. Enfin, la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, demande la saisie du procureur de la République de la Seine-Saint-Denis pour «outrages à l’hymne national». Selon la loi de 2003, l’enquête, ouverte hier soir par le parquet de Bobigny, pourra s’appuyer sur des images filmées au cours de la rencontre pour confondre les «coupables». A l’Assemblée, la séance des questions au gouvernement soulève les passions. Le député (UMP) des Yvelines Jacques Myard estime que «c’est aux petits merdeux de quitter le stade, pas aux ministres». Lionnel Luca (UMP, Alpes-Maritimes) la joue à la Le Pen intimant aux siffleurs de «faire leur valise pour réintégrer le pays de leurs origines». Le socialiste Claude Bartolone (Seine-Saint-Denis) propose de ne plus jouer les hymnes«devant des publics qui ne savent pas se tenir»."
Libé le 16/10/08
October 15
Toi qui vis sous notre toit
Toi qui ne respecte pas nos lois
Toi qui veux imposer ton dictat religieux et ses reliques
Saches que nos valeurs ne sont plus euchuméniques mais laïques
Toi qui hues la Marseillaise, en notre contrée
Tu dois savoir qu'un jour prochain tu devras te plier
Tes femmes voilées, innocentes, nous font ombrage
Notre combat féministe et républicain ne fait qu'accentuer notre courage
Tu penses nous vaincre et tu te trompes
Un Charles Martel, présent en nous, te domptera
Respecte la République, comme elle te respecte
Sois simplement humain et tes préceptes tu oublieras
Et nous t'aimerons tel un frère
© Le Chat
« Mardi soir, juste avant le coup d’envoi du match amical France-Tunisie, l’interprétation de la Marseillaise a été sifflée par une partie des quelques 60.000 spectateurs présents au Stade de France. La Fédération Française de Football (FFF) avait pourtant tenté de prévenir ces manifestations en conviant les deux chanteuses franco-tunisiennes, Lââm et Amina, à chanter respectivement la Marseillaise et l’hymne tunisien. »
Le Figaro – 15 octobre 2008